Ils sont aux premières loges de l’actualité: les médias valaisans se racontent dans une exposition

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Exposition En marge des 100 ans de l’Association de la presse valaisanne, une exposition proposée au Vieil Arsenal de Martigny part à la rencontre de ceux qui sont aux premières loges de l’actualité: les journalistes et photographes de presse. Notre visite guidée.

L'exposition "Le Valais à la une" est à découvrir jusqu'au 21 novembre prochain.

«Pour une fois, vous êtes de l’autre côté de la barrière.» Dans le Vieil Arsenal de sa fondation à Martigny, Léonard Gianadda s’adresse aux journalistes lors d’une conférence de presse toute particulière. Ce jeudi matin, les journalistes sont à la fois les intervieweurs et les interviewés et les photographes à la fois les capteurs d’image et les sujets. C’est que l’exposition «Le Valais à la une» parle d’eux. Des journalistes et du journalisme. Des hommes et des femmes derrière les plumes, les micros ou les objectifs.

Organisée en marge des 100 ans de l’Association de la presse valaisanne (APVs), fondée en 1921 dans le but «d’unir ses membres en vue de la défense de leurs intérêts professionnels, de créer entre eux un esprit de bonne confraternité et d’augmenter ainsi l’autorité et la dignité de la presse», l’exposition plonge les visiteurs dans un siècle d’actualité vu par les médias. Mise sur pied par les deux sections d’impressum que sont les Photojournalistes suisses et l’APVs, elle est à voir jusqu’au 21 novembre 2021 au Vieil Arsenal de Martigny. 

1. Des témoins sur la brèche

 

Revivre plus d’un siècle d’actualité valaisanne autrement. Pas sous l’angle des faits, ni de leur contexte, mais au travers des yeux de ceux qui l’ont vécu pour vous l’avoir raconté. Le rez-de-chaussée boisé du Vieil Arsenal de Martigny se prête parfaitement à l’exercice. Bienvenue dans l’intimité des journalistes. Pas le professionnel. Mais l’humain. Ils nous racontent comment ils ont vécu, aux premières loges, les grands moments du canton. Les premières, les affaires, mais aussi les faits divers. «Un de mes coups de cœur est le magnifique témoignage de Marcel Gay sur la disparition de Sarah Oberson», confie Christine Savioz, présidente de l’Association de la presse valaisanne. «Il raconte comment, malgré sa propre émotion, il a dû faire son métier, mettre de côté ses sentiments pour informer et surtout comment des années plus tard, il n’a toujours pas oublié ce moment, la détresse des parents et les mots qu’ils ont prononcés.» Ils sont une cinquantaine, journalistes et photographes, à témoigner en toute sincérité et avec humilité sur les privilèges et les difficultés du métier: pouvoir vivre et témoigner de l’actualité, sans laisser transparaître ses sensibilités. «C’est la force de cette exposition», poursuit Christine Savioz. «Pouvoir comprendre notre métier, loin des préjugés.»

2. La plus grande exposition de photojournalisme

 

On dit qu’une image vaut mille mots. Dans les médias ça tombe bien, les deux sont associés. Depuis plus d’un siècle, journalistes et photographes parcourent le canton à la rencontre des joies et des peines des Valaisannes et des Valaisans. A Martigny, l’Association des photojournalistes suisses et son président Philippe Maeder ont sélectionné plus de 400 photos dont 200 en grand format dans ce qui est la plus grande exposition de photojournalisme jamais mise sur pied à ce jour. Une expérience collective et intergénérationnelle, qui a permis à des photographes de tout âge d’échanger sur une profession qui est pour tous une passion: raconter l’actualité en images. Ce ne sont pas les photographes Philippe Maeder, Olivier Maire et Léonard Gianadda qui diront le contraire. 

3. Les médias dans leur ancrage historique

 

Du percement du Simplon à la pandémie de Covid-19, c’est plus d’un siècle d’histoire valaisanne qui se raconte en archives écrites, radiophoniques ou télévisuelles. Au premier étage, une quinzaine de thématiques, de l’agriculture aux catastrophes naturelles, en passant par le sport et la religion, offrent aux visiteurs un panorama du Valais vu par les médias. Ils y découvrent l’évolution de la profession à travers les événements qui ont marqué le canton: le drame de l’Ordre du Temple solaire, les affaires Dorsaz et Savro, le scandale du fluor, les avalanches meurtrières d’Evolène, les finales du FC Sion ou encore la Gay Pride. Un sacré défi pour les commissaires de l’exposition, Jean-Henry Papilloud et Sophia Cantinotti, qui donnent encore une fois la parole aux journalistes au travers de témoignages filmés, à découvrir au cœur de l’espace d’exposition.  

4. Entre fake news et numérique, les médias de demain 

 

Il y a l’hommage aux pionniers et il y a la relève. Cette génération de journalistes qui, pour appréhender le numérique, devra autant s’adonner à la vidéo et à l’audio qu’à la presse écrite. Cette même génération qui aura fort à faire pour lutter contre les fake news, ces informations fabriquées dans le but de tromper son audience. «Le meilleur moyen de lutter contre la désinformation est l’éducation aux médias», explique Grégoire Baur, correspondant valaisan pour le journal «Le Temps», croisé dans les couloirs de l’exposition. Avec l’APVs et le Service de l’enseignement valaisan, il a mis sur pied un projet de sensibilisation dispensé dans toutes les classes de 10e Harmos. «L’objectif est d’offrir aux élèves des outils simples, qui leur permettent de savoir en quelques secondes s’ils doivent se méfier ou non de l’information qu’ils ont devant leurs yeux.» 
 


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