Coronavirus

Coronavirus: Berne veut des tests gratuits pour les personnes sans symptômes dès le 15 mars

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Pandémie La campagne de test massive mise en consultation vendredi par le Conseil fédéral coûterait plus d'1 milliard à la Confédération. Le gouvernement demande que des tests soient menés à fréquence régulière dans les écoles et les entreprises.

 05.03.2021, 14:30
Alain Berset s'est exprimé vendredi devant la presse à Berne.

La réouverture devrait s'accompagner d'un renforcement massif des dépistages. Les tests seront gratuits. Le Conseil fédéral a mis en consultation vendredi sa proposition, qui devrait coûter plus d'un milliard à la Confédération.

Le dépistage est un élément central de la lutte contre la pandémie. En identifiant rapidement les porteurs du virus, il est possible d'interrompre les chaînes d'infection de manière ciblée. Le Conseil fédéral a décidé de passer à l'offensive dans l'optique de l'assouplissement des mesures prévue dès le 22 mars.

A lire aussi : Coronavirus: tests de personnes asymptomatiques, quarantaines raccourcies, amendes… les décisions du Conseil fédéral

Tous les tests effectués dans les pharmacies ou les centres de tests seront gratuits dès le 15 mars, même pour les personnes ne présentant pas de symptômes. Le Conseil fédéral veut par ailleurs donner à chaque personne cinq autotests gratuits par mois dès que des tests fiables seront disponibles. De tels tests n'ont toutefois pas encore été approuvés en Suisse.

Cette nouvelle stratégie est rendue possible par les capacités de dépistage et des laboratoires qui sont désormais suffisantes. Par ailleurs, les nouveaux variants du virus infectieux se répandant de plus en plus largement, ce qui appelle à un renforcement de la prévention et la détection précoce des foyers d'infection.

Plus d'un milliard de francs

La Confédération finance pour l'instant les tests des personnes symptomatiques et asymptomatiques dans les EMS, les écoles et dans le cadre de la lutte contre les flambées locales. Elle prendrait désormais en charge les coûts de tous les autres tests. Les coûts de cette campagne de dépistage sont estimés à plus d'un milliard de francs pour 2021.

 

 

Dans les écoles et les entreprises, des tests à intervalles réguliers devraient être menés, annonce le Conseil fédéral. Ils se feront sur la base de prélèvements salivaires, analysés ensuite de manière groupée. Cela doit permettre de réduire considérablement la quantité de matériel et le temps nécessaire pour l'analyse.

Les tests répétés dans les entreprises ne remplacent pas les concepts de protection, mais servent de protection supplémentaire, précise le Conseil fédéral. La participation à ces tests sera volontaire. Les entreprises qui effectuent fréquemment des tests devraient pouvoir être exemptées de l'obligation de mettre en quarantaine les personnes contacts.

Masques toujours nécessaires

Cette campagne de test comporte des risques, prévient toutefois le gouvernement. Chaque résultat de test n'est qu'un instantané de la situation et les autotests sont nettement moins fiables que les tests PCR. Le port d'un masque et le maintien de la distance seront donc toujours nécessaires.

Les personnes ayant un test rapide ou un autotest positif doivent passer un test PCR et s'isoler immédiatement. La question de savoir si un résultat de test négatif peut être défini comme une condition préalable à la participation à certains événements ou à l'accès à certaines zones reste ouverte.

Le Conseil fédéral prendra une décision définitive le 12 mars. Une dizaine de cantons avaient déjà soumis en février à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) leurs concepts pour des tests de masse préventif.

Quatre types de tests disponibles, en attendant les autotests

Quatre types de tests sont pour l'instant disponibles pour détecter une infection au Coronavirus. Des autotests pourraient venir s'ajouter à la liste dès que leur fiabilité aura été prouvée. Tous devraient être à disposition gratuitement, même pour les personnes asymptomatiques, a annoncé vendredi le Conseil fédéral.

  • Les tests PCR nasopharyngé restent les plus fiables et il est nécessaire de s'y soumettre en cas de résultat positif de tout autre type de test. Le prélèvement doit être fait par un spécialiste et analysé en laboratoire.
  • Une version salivaire du test PCR existe également, avec l'avantage que le prélèvement peut être effectué directement par la personne concernée. Elle est utilisée pour les tests répétés, notamment dans les entreprises ou les écoles.
  • Les tests rapides sont eux moins précis que la détection par PCR et les personnes malades sont moins souvent détectées. Il en existe deux versions. Toutes deux se font par un spécialiste avec un prélèvement dans le nez. L'une doit être analysée en laboratoire, l'autre peut être analysée directement sur place dans une pharmacie, par exemple.

La précision de ces tests est plus satisfaisante en cas de symptômes. Ils présentent cependant l'avantage de fournir rapidement un résultat et de pouvoir être faits directement en pharmacie. Ils peuvent également servir pour les tests répétés.

ATS

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