Le terroir valaisan

Le Grand Hôtel&Kurhaus d’Arolla réunit les amoureux de la montagne

chargement

Découverte Depuis 125 ans, l’établissement situé à plus de 2000 mètres d’altitude accueille des hôtes. Cet écrin au milieu des arbres a même été fréquenté par Joséphine Baker. Entrez dans l’histoire. Prenez un bon bol d’air frais.

 16.09.2021, 08:00
Cet établissement 3 étoiles a été édifié au cœur d’une forêt ancestrale.

«C’est un petit coin préservé de la Suisse» annonce d’emblée  Sandrine Deledalle. La nouvelle directrice du Grand Hôtel & Kurhaus d’Arolla invite à «revivre l’épopée montagnarde du XIXe siècle», dans le grand salon jouxtant la réception. 

Les portraits ont été placés dans le grand salon historique.  © DR

Honorine et Jean-Baptiste Gaspoz dont les portraits ornent des lambris semblent toujours veiller fièrement sur les vacanciers. Il leur en a fallu du courage et de l’obstination pour édifier un hôtel qui permet de contempler dans un fauteuil le Mont-Collon, l’Aiguille de la Tsa, le Pigne d’Arolla.

 «La construction fut un travail de titan», souligne Edith Vuignier, membre du conseil d’administration. Bâtir à cette altitude un spacieux établissement a nécessité d’aménager des fours à chaux dont plusieurs sont encore visibles. Les pierres ont été taillées dans la montagne et le bois d’arolle des forêts environnantes a été utilisé pour l’ossature.

 Ce rêve d’enfants de la région aurait pu tourner court lorsque le père de famille décéda avant la fin de l’édification. Maman de sept enfants, sa femme ne fléchit pourtant pas.  Grâce à son travail,  trois générations purent lui succéder à la tête de la «Grande Dame». Depuis trois ans, Cédriane et Edi Truell, tombés amoureux de la région, en sont les heureux propriétaires. 

Un label apprécié

La clientèle apprécie le charme de l’ancien soigneusement peaufiné par les responsables au fil des décennies. Le label Swiss Historic Hôtels couronne tous leurs efforts.  Les meubles placés non loin des cheminés rappellent les veillées d’antan. Dans la vaste salle à manger, on imagine sans peine les conversations des touristes anglais s’extasiant un jour sur les trésors naturels du val d’Hérens. 

Dans la bibliothèque, le temps semble s’être arrêté. Les 60 chambres, simples mais accueillantes, racontent aussi le passé. Elles sont en effet décorées par les lames en bois qui ont été remplacées par des chapes à chaque étage lors de la dernière grande rénovation à la fin des années 70. 

La salle à manger historique, appelée l’Honorine, comprend de larges fenêtres et un poêle ollaire.  © DR

Le tableau ne serait pas complet sans l’intéressante collection de ski d’époque qui peut être admirée dans les couloirs. 

Tourisme quatre saisons

La montagne a tant à offrir en toutes saisons, même lorsque des chevreuils ou des marmottes émergent de la brume tapissant les sols et les sommets. Aujourd’hui, les hôtes sont ainsi accueillis durant toute l’année. Ils peuvent partir à l’assaut des cimes, choisir des randonnées, enfourcher un mountain bike ou simplement contempler la vue, à mille lieues de l’agitation de la plaine.

Le jardin des arolles offre une vue somptueuse sur le Mont-Collon. © DR

 En hiver, les adeptes de sports de glisse arrivent ski au pied sur la large terrasse qui a accueilli une invitée de marque en la personne de Joséphine Baker. En1968, l’artiste présida en effet à l’inauguration du premier anniversaire d’Arolla «by winter». A l’époque comme l’expliquait le Confédéré la station disposait «de moyens de remontée «irriguant» 25 kilomètres de pistes soigneusement balisées et permettant un débit total de 2000 personnes à l’heure.» 

Deux écureuils gambadent devant l’une des fenêtres de la spacieuse pièce de détente. Le livre d’histoires se referme mais il suffit de pousser la porte pour en découvrir d’autres chapitres. 

Un bain de nature

Des sessions de yoga et de Qi gong, des bains de forêt sont proposés aux vacanciers. Edith Vuignier souhaitait faire souffler sur l’établissement une «Arolla thérapie» en proposant d’oublier toutes ses préoccupations pour profiter des bienfaits de l’environnement de différentes manières. Ce qui est bon pour le corps l’est aussi pour la tête. Un programme culturel est donc indispensable.

Les lieux qui ont accueilli la Rencontre internationale du livre de montagne pendant 14 ans mettent à l’honneur des artistes et des artisans. Isabella Cabral y exposera jusqu’au 24 octobre son «Tourbillon», à savoir des tableaux dévoilant les «rubans que subliment les parures traditionnelles évolénardes.»

 Une collaboration s’est nouée avec la Fondation atelier Marie Métrailler pour des démonstrations de tissage. Des résidences d’auteurs sont envisagées. Chaque écrivain dédicacera un ouvrage qui viendra étoffer la collection de livres de l’hôtel. 


En savoir plus: toutes les informations

Cet article peut être lu gratuitement dans notre magazine «Terroirs».



Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

La plante du droguisteLe tilleul, relaxant et drainantLe tilleul, relaxant et drainant

Potagers 1/2Une Evolénarde cultive l'art de jardiner sans jamais cesser de s'émerveillerUne Evolénarde cultive l'art de jardiner sans jamais cesser de s'émerveiller

SpiritueuxDécouvrez des liqueurs nées au coeur du val d'HérensDécouvrez des liqueurs nées au coeur du val d'Hérens

Terroir romandA Rossinière, le jardin d’Eden des herboristesA Rossinière, le jardin d’Eden des herboristes

Sous la loupeLa ferme des Lisats à Val-d’Illiez: une affaire de familleLa ferme des Lisats à Val-d’Illiez: une affaire de famille

Top