Cantonales 2021: le club des piercings à l’arcade, le lama de Frédéric Favre et le nez rouge de Darbellay, les perles de la campagne sur les réseaux (épisode 13)

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Chronique Cette année, en raison de la crise sanitaire, la campagne pour les élections cantonales se jouera aussi et peut-être plus que d’habitude sur les réseaux sociaux. Nous la suivons pour vous… Et c’est croustillant. Voici le 13e épisode de nos perles de campagne.

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Le club des piercings à l’arcade

Dans une story Instagram ce week-end, on a pu découvrir Vincent Veillon en chanteur sur la scène du Bex Rock Festival en 2003 (les vrais savent de quoi je parle). «Déjà trop fan de ska, de colliers à boules et de Mathias Reynard», lance l’animateur et humoriste de «120 secondes» et de «52 minutes». Le clin d’œil au candidat socialiste tient visiblement à leur passion commune à l’époque pour les piercings à l’arcade. Une mode hypertendance entre la fin des années 90 et le début des années 2000 que Vincent Veillon a visiblement abandonnée depuis.

Reste que si tous les gens ayant porté un anneau au-dessus de l’œil votaient pour Mathias Reynard, cela lui ferait une solide base électorale pour le 7 mars.

 

 

Le «référendum pour la liberté», nouvel artifice de comm’ de l’UDC

A deux semaines des élections cantonales, l’UDC valaisanne semble vouloir surfer sur le sentiment de ras-le-bol qui se généralise face aux mesures sanitaires. La formation n’hésite pas à parler d’une élection «un peu comme un référendum pour la liberté». Son président Cyrille Fauchère écrit: «Vous n’en pouvez plus? Alors réagissez, votez UDC.»

Une récupération de bonne guerre, dans le bon timing, même si en prenant le temps d’y réfléchir, on se demande bien ce que pourraient faire les députés UDC au Grand Conseil valaisan contre des mesures sanitaires décidées au niveau fédéral. Pas grand-chose. Reste à voir si ce nouvel artifice de communication politique (ou ce beau sophisme électoraliste diront les mauvaises langues) aidera à décrocher plus de sièges et une place au gouvernement cantonal.

 

 

Une jeune verte dans l’œil du cyclone

«Cela fait penser un peu à la Seconde Guerre mondiale. On pourrait très bien mettre des camps de concentration. Si on va au bout de l’idée, on peut aller hyper loin. On parle quand même d’une aiguille qui rentre dans un bras». Cette phrase de Sandrine Rappaz, jeune verte candidate au Grand Conseil et élue au Conseil général de Saint-Maurice, a déchaîné un Tourbillon dans les médias et sur les réseaux sociaux depuis vendredi dernier. En faisant ce parallèle (qui apparaît bien plus maladroit que sulfureux) entre la Shoah et la mise en place d’un passeport vaccinal, la jeune femme ne s’attendait peut-être pas à cette avalanche de commentaires et de réprobations.

Bien sûr, la comparaison tient du grand n’importe quoi et tend à minimiser des événements indicibles d’une des périodes les plus sombres de l’histoire humaine. Bien sûr on a compris que Sandrine Rappaz n’est pas trop pour le vaccin. Bien sûr, le rapport à la science de certains verts mériterait d’être questionné en profondeur.

 

 

Mais l’emballement qui a suivi ce dérapage appelle quand même à une réflexion sur le fonctionnement des réseaux et des médias. Car ce débat n’était pas retransmis En direct sur la RTS ou Canal9, juste sur la page Facebook des jeunes UDC du Valais romand. Il ne réunissait pas des milliers de téléspectateurs rivés à leurs écrans, mais tout au plus quelques dizaines d’internautes. Il comptabilisait d’ailleurs à la fin du week-end 919 vues. Il ne mettait pas aux prises des ténors de la politique, mais les jeunesses de parti désireuses de se faire connaître.

Pourtant, il aura suffi d’un premier tweet pour lancer la machine qui s’emballe rapidement. Les Jeunes Verts interviennent en ligne, condamnent ces propos et les qualifient d’inacceptables. Les Verts valaisans font de même. Même la direction du parti suisse s’en mêle. Une manière de recadrer rapidement les troupes. Le tout est repris par la RTS puis par «Le Matin», et ira jusqu’à ouvrir les portes de l’émission «Forum» à la polémique.

 

 

Le lama, l’âne et Frédéric Favre

Nos confrères de Canal9 ont proposé une rencontre surprise aux candidats au Conseil d’Etat. L’idée était d’emmener en terrain inconnu les potentiels futurs dirigeants cantonaux. A ce petit jeu, Frédéric Favre a fait la rencontre de Bérangère Carron, agricultrice, à la ferme du Bonheur. «On pourra acheter un peu de fromage?» demande le candidat PLR.

On ne sait pas s’il est reparti avec une demi-meule mais il a eu droit à une petite douche gratuite au moment de nourrir un des pensionnaires de la ferme. Le lama n’a visiblement pas apprécié la présence du conseiller d’Etat sortant. Mais ce dernier a pu se consoler en caressant l’âne Oskar, présenté comme la star de la ferme. «Bonjour, Oskar la star», lâche avec un sourire en coin le candidat PLR. Comme s’il avait dû retenir une blagounette sur les élections de 2017.

 

 

Les «dômes poilus» de Di Marco

La candidate verte a partagé sur son compte Twitter une caricature signée «Vigousse». Celle-ci illustre le panorama politique à venir en Valais, si aucune femme n’accède au Conseil d’Etat, par des montagnes d’attributs masculins. «J’ai mis long à deviner ce que c’était que ces dômes poilus», commente Magali Di Marco. Comme elle, le dessin nous a bien fait rire mais on a par contre tout de suite compris de quoi il s’agissait.

 

 

Darbellay a moins porté le masque que le bonnet

L’image a rapidement été détournée sur les réseaux sociaux, notamment par l’humoriste Thomas Wiesel. Lors de son interview au «19 h 30» de dimanche soir, Christophe Darbellay a rappelé à toute la Suisse romande qu’il a fait beau et chaud en Valais ce week-end, sans même parler météo. Le candidat PDC à sa réélection brillait littéralement à l’écran avec son nez bien rouge… Et la crème solaire alors? Si on se fie au bronzage, Christophe Darbellay a moins porté le masque que le bonnet et le casque ce dimanche.

 

 

Clin d’œil à nos lecteurs

Les premiers épisodes de ce journal de campagne nous ont montré que les lecteurs réagissent de cette manière:

  • Lorsque l’on parle du parti X, les adeptes des autres partis estiment que nous en faisons beaucoup pour le parti X, sous-entendu qu’on lui fait de la pub.
  • Par contre, les membres du parti X estiment que nous trouvons toujours quelque chose à critiquer chez eux et pas chez les autres.

Idem, évidemment, lorsque nous parlons du parti Y ou Z. A méditer.

Cet article est publié dans le dossier Elections cantonales 2021. Retrouvez tous les articles de la campagne pour le Conseil d’Etat, les interviews des candidat.e.s, les temps forts de ces élections et les résultats.

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